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Industrie

L'IA appliquée à l'industrie, pour les ateliers et PME de 10 à 500 personnes

Archives techniques, dossiers de conformité, nouveaux produits. Marsanne met en service des systèmes d'IA sur le savoir-faire d'un atelier, et chaque résultat qu'ils produisent est contrôlé par un second système.

Mis à jour le

L’IA dans l’industrie : où en sont les PME

En 2025, 17 % des entreprises de l’industrie manufacturière de 10 salariés ou plus utilisent au moins une technologie d’IA, un taux proche de la moyenne de l’ensemble des secteurs (18 %). Tous secteurs confondus, 54 % des entreprises qui ne l’utilisent pas citent le manque d’expertise (Insee, enquête TIC 2025).

Dans un atelier de 10 à 500 personnes, la valeur se perd en quatre endroits :

  • Le savoir-faire non écrit. Comment un problème a été résolu il y a quinze ans, seules les personnes présentes à l’époque le savent.
  • Le chiffrage. Il conditionne la marge et repose sur deux ou trois personnes. Une partie des consultations n’est jamais chiffrée.
  • La preuve. Donneurs d’ordre et certificateurs demandent des dossiers que l’on assemble à la main à l’approche de l’audit.
  • L’offre. L’atelier sait fabriquer davantage que ce qu’il vend, mais concevoir un produit fini demande un bureau d’études qu’il n’a pas.

Scénario de démonstration

Vendre des kits complets quand on livrait des composants

L'entreprise décrite est fictive. Ce scénario montre comment nous abordons un problème ; il ne rapporte pas un résultat obtenu chez un client.

Des planches, des tourillons et des vis posés à plat, et à côté le même bois assemblé en un petit meuble bleu.

La situation

Un atelier d’ébénisterie de vingt-huit personnes. Il livre des composants en bois massif à des quincailleries et à des négoces : façades, tiroirs, plateaux, à la cote demandée. Le client assemble, et la valeur du produit fini lui revient.

Les quincailleries demandent des meubles en kit prêts à vendre. L’atelier saurait les fabriquer, mais concevoir un kit complet suppose une nomenclature, la visserie, un plan de montage, une notice et des déclinaisons dimensionnelles. Sans bureau d’études, la demande reste sans suite.

Ce que l’entreprise possède déjà

Quinze ans de plans et de gammes. La liste des machines, des outillages et des essences travaillées. Les tolérances que le chef d’atelier connaît : une épaisseur minimale par essence, une longueur maximale par machine.

Ce que le système produit

Le chef d’atelier décrit le meuble voulu et ses dimensions. Le système part des pièces que l’atelier produit déjà et rend un kit complet : la nomenclature, la visserie, le plan de montage, la notice, et les déclinaisons de dimensions demandées par la quincaillerie. Chaque pièce du kit renvoie à la gamme qui permet de la fabriquer.

Ce qui est vérifié

Un second système, distinct de celui qui a conçu le kit, le contrôle avant qu’il n’entre au catalogue :

  • chaque pièce se fabrique avec les machines et les outillages de l’atelier, dans les tolérances de l’essence choisie ;
  • la nomenclature est complète : chaque vis, chaque tourillon de la notice y figure, en quantité juste ;
  • chaque étape de la notice n’utilise que des pièces présentes dans le kit.

Un kit qui échoue à un critère revient avec le critère en cause. La trace reste attachée au kit. Le principe est détaillé sur la page d’accueil.

Ce que le système ne fait pas

Il ne décide pas des meubles à lancer et ne fixe pas le prix de vente. Chaque kit est monté une fois en atelier avant sa mise en vente.

Sur quoi se mesure le résultat

Le chiffre d’affaires réalisé sur la gamme de kits, auprès de clients qui n’achetaient jusqu’ici que des composants.

Archives, conformité et outils maison : trois autres usages de l’IA dans l’industrie

Archives techniquesDossiers de conformitéOutils maison
Aujourd’huiCroquis, gammes et rapports d’essai dorment sur papier, en CAO de trois générations et sur le réseau. Retrouver une solution passée suppose de demander à quelqu’un qui était là.Le dossier CE, REACH ou client est assemblé pièce par pièce avant l’audit, par la personne la plus qualifiée de l’entreprise.Le chiffrage, le planning ou le suivi qualité tiennent dans un classeur à macros ou une application écrite il y a quinze ans. Une seule personne sait la modifier.
Le système produitLe fonds numérisé, interrogeable en langage courant. Chaque réponse rend les pièces d’origine, leur date et leur auteur.Un dossier tenu en continu : chaque exigence rattachée à sa pièce justificative et à sa date de validité.La documentation de l’existant : règles de calcul, circulation des données, cas particuliers. Puis la reprise de l’outil sur cette base.
Ce qui est vérifiéToute réponse cite ses pièces. Une réponse sans pièce n’est pas rendue.La liste datée des exigences couvertes, des pièces qui les couvrent et des manques, avec les pièces qui vont expirer.L’ancien et le nouvel outil sont passés sur les mêmes données. Chaque écart de résultat est expliqué avant la bascule.
Données nécessairesLes archives dans l’état, papier compris.Les référentiels applicables, les pièces existantes, les déclarations fournisseurs.L’outil existant, ses fichiers, et quelques heures avec la personne qui le tient.

Ce que Marsanne ne fait pas dans l’industrie

  • La commande des machines. Le système ne pilote aucun équipement de production.
  • Les tâches administratives génériques. Notes de frais, comptes rendus de réunion : les outils du marché suffisent.
  • Un logiciel qui existe déjà. Quand un ERP, une GMAO ou un MES couvre le besoin, nous le disons et nous indiquons lequel.

Pour situer le retour attendu d’un projet avant de le lancer, voir Comment mesurer le retour sur investissement de l’IA.

Questions fréquentes

Faut-il brancher notre ERP ou notre GMAO ?

Pas pour démarrer. Le système travaille sur des exports et sur les documents de l'atelier : plans, gammes, dossiers techniques. Il est utilisé pour de vrai par quelques personnes, et la question du branchement se pose une fois la valeur démontrée.

Nos archives sont en partie sur papier. Est-ce un obstacle ?

Non. La numérisation fait partie du travail. Les plans issus de plusieurs générations de logiciels de CAO sont repris dans l'état.

Combien de temps avant un premier résultat ?

Le développement se compte en général en quelques semaines. Les utilisateurs en tirent un bénéfice dès qu'ils s'en servent.

Que deviennent nos données ?

Une fois la solution mise en service, Marsanne n'a plus accès à vos données. Vous en restez les seuls propriétaires.

Nos équipes devront-elles être formées ?

Non. Le système est conçu à partir du travail réel de l'équipe qui s'en sert, et s'utilise sans formation.

Articles — Industrie

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