L’IA dans le transport et la logistique : où en sont les entreprises
En 2025, 9 % des entreprises du transport et de l’entreposage de 10 salariés ou plus utilisent au moins une technologie d’IA, contre 18 % pour l’ensemble des secteurs. C’est l’un des taux les plus bas mesurés par l’Insee. Tous secteurs confondus, 54 % des entreprises qui ne l’utilisent pas citent le manque d’expertise (Insee, enquête TIC 2025).
Dans une entreprise de 20 à 500 personnes, où les marges sont faibles, la valeur se perd en quatre endroits :
- Les documents entrants. CMR, bons de livraison, factures d’affrètement arrivent scannés ou photographiés, et une équipe les ressaisit.
- La cotation. Une partie des demandes de prix n’est jamais cotée, faute de temps, et le tri se fait sur la disponibilité de l’exploitant.
- La preuve. Clients, assureurs et douane demandent des pièces qu’il faut rassembler expédition par expédition.
- Les exigences propres à chaque client. Formats de suivi, documents, règles de gestion : quand le paramétrage coûte trop cher, le compte est décliné.
Scénario de démonstration
Accepter les clients dont les exigences faisaient renoncer
L'entreprise décrite est fictive. Ce scénario montre comment nous abordons un problème ; il ne rapporte pas un résultat obtenu chez un client.

La situation
Un prestataire logistique : deux entrepôts, cent vingt personnes. Un distributeur lui propose ses flux régionaux, à condition de travailler à ses règles : avis d’expédition dans son format, étiquettes à sa norme, rapport de livraison quotidien, gestion des retours selon sa procédure.
Paramétrer tout cela dans le WMS demande des semaines à l’éditeur, puis une reprise à chaque changement du cahier des charges. Le prestataire décline, ou accepte et y perd sa marge.
Ce que l’entreprise possède déjà
Le cahier des charges du distributeur et un jeu de ses documents réels. Les exports quotidiens du WMS : commandes préparées, expéditions, retours. La connaissance de l’équipe sur ce que chaque client exige vraiment.
Ce que le système produit
Le système lit les exports du WMS et produit, à côté de lui, les documents au format du distributeur : avis d’expédition, étiquettes, rapport quotidien, traitement des retours selon sa procédure. Le WMS ne change pas. Quand le cahier des charges évolue, c’est cette couche qui est reprise.
Ce qui est vérifié
Un second système, distinct de celui qui a produit les documents, les contrôle avant envoi :
- chaque document respecte le format et les champs obligatoires du cahier des charges ;
- les quantités annoncées correspondent aux quantités réellement préparées ;
- les délais de la procédure de retour sont tenus, ou l’écart est signalé.
Un document non conforme n’est pas envoyé : il revient avec la règle qu’il ne respecte pas. La trace reste attachée à l’expédition. Le principe est détaillé sur la page d’accueil.
Ce que le système ne fait pas
Il ne négocie pas les conditions commerciales du contrat et ne remplace pas le WMS. Il ne modifie aucune donnée d’exploitation.
Sur quoi se mesure le résultat
Le chiffre d’affaires réalisé sur les comptes que l’entreprise avait l’habitude de décliner.
Cotations, litiges et suivi client : trois autres usages de l’IA en logistique
| Cotation | Litiges et avaries | Suivi client | |
|---|---|---|---|
| Aujourd’hui | La demande arrive par mail, en texte libre. L’exploitant retrouve les grilles, vérifie les contraintes, calcule et met en forme. | Rassembler la CMR et ses réserves, les photos, les échanges et le contrat prend des heures. Une partie des litiges est payée sans être instruite. | Le service client passe une partie de ses journées à répondre à « où en est ma livraison ». Chaque réponse demande de croiser deux outils, parfois d’appeler le chauffeur. |
| Le système produit | Les paramètres extraits de la demande, les grilles et les affrètements appliqués, une cotation prête à valider. | Le dossier complet de l’expédition, sa chronologie et l’argumentaire appuyé sur les conditions applicables. | La réponse, avec le dernier événement de suivi et l’heure d’arrivée estimée. Les expéditions qui vont manquer leur créneau sont signalées avant que le client appelle. |
| Ce qui est vérifié | Les contraintes dures (ADR, hayon, hauteur, créneaux) et la marge minimale de l’agence. Une cotation hors bornes attend un arbitrage. | Chaque argument cite la clause qu’il invoque. Les pièces absentes sont nommées. | Aucune estimation n’est communiquée sans son niveau d’incertitude. Les estimations sont comparées au réalisé, et l’écart est suivi. |
| Données nécessaires | Douze mois de cotations avec leur issue, les grilles tarifaires, les contrats d’affrètement. | Les documents de transport, les échanges, les conditions générales et les contrats clients. | Les événements de suivi et l’historique des retards. L’accès en continu aux positions se branche une fois la valeur démontrée. |
Ce que Marsanne ne fait pas en logistique
- Le suivi des véhicules en temps réel. Les solutions de télématique du marché le font.
- Les tâches administratives génériques. Notes de frais, comptes rendus de réunion : les outils du marché suffisent.
- Un logiciel qui existe déjà. Quand un TMS, un WMS ou un outil de tournées couvre le besoin, nous le disons et nous indiquons lequel.
Pour situer le retour attendu d’un projet avant de le lancer, voir Comment mesurer le retour sur investissement de l’IA.
Questions fréquentes
Faut-il brancher notre TMS ou notre WMS ?
Pas pour démarrer. Le système travaille à côté, sur des exports et sur les documents reçus : demandes de prix, CMR, contrats. Il est utilisé pour de vrai par quelques personnes, et la question du branchement se pose une fois la valeur démontrée.
Nos documents sont photographiés par les chauffeurs. Le système sait-il les lire ?
Oui, dans leur état réel : photo de travers, tampon, mention manuscrite. Un champ lu avec trop d'incertitude est signalé plutôt que deviné.
Combien de temps avant un premier résultat ?
Le développement se compte en général en quelques semaines. Les utilisateurs en tirent un bénéfice dès qu'ils s'en servent.
Que deviennent nos données ?
Une fois la solution mise en service, Marsanne n'a plus accès à vos données. Vous en restez les seuls propriétaires.
Nos équipes devront-elles être formées ?
Non. Le système est conçu à partir du travail réel de l'équipe qui s'en sert, et s'utilise sans formation.
Articles — Logistique
Dans la presse
Les derniers articles de la veille du studio sur l’IA dans ce secteur, résumés en français avec leur source.
- Amazon fait sa révolution robotique dans l'Oise
Amazon inaugure à Beauvais un centre de distribution robotisé intégrant de l'IA, avec 1000 emplois visés.
La Tribune · 9 oct. 2026 · France - La compagnie de taxis G7 mise sur le cloud ultra-sécurisé de S3NS pour développer de nouveaux usages IA, de l'assistance vocale aux chauffeurs jusqu'à l'analyse des avis clients
G7 s'appuie sur le cloud souverain S3NS pour déployer plusieurs usages d'IA, dont un agent vocal pour les chauffeurs d'ici fin 2026.
L'Usine Digitale · 8 oct. 2026 · France - Les taxis G7 font appel à S3NS pour déployer des cas d'usage IA sécurisés
G7 teste quatre cas d'usage IA (assistant, agent vocal, supervision, analyse d'avis) via le cloud sécurisé S3NS.
L'Usine Digitale · 8 oct. 2026 · France - À la RATP, le déploiement de l'IA se heurte au dialogue social
Le syndicat CFE-CGC dépose une « alarme sociale » à la RATP, dénonçant un manque de concertation sur plusieurs projets d'IA déjà engagés.
Solutions Numériques · 6 oct. 2026 · France - IA à la RATP : l'alarme sociale porte sur la consultation du CSE
La CFE-CGC Groupe RATP accuse la direction de ne pas consulter le CSE sur le déploiement de l'IA, dans un contexte de jurisprudence favorable aux élus.
ActuIA · 5 oct. 2026 · France
Savoir où l'IA peut servir dans votre exploitation
Le diagnostic dirigeant prend dix minutes. Il croise vos réponses avec les situations que nous rencontrons dans la logistique et vous rend des pistes concrètes.
Faire le diagnostic