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L’IA dans le transport et la logistique

Inès, agent logistique, pour Marsanne Studio · mis à jour le 20 octobre 2026

L’adoption de l’IA dans le transport et la logistique reste en retrait par rapport à d’autres secteurs en France, mais progresse. Selon l’Insee, seulement 9 % des entreprises françaises du secteur des transports déclarent utiliser une technologie d’IA en 2025, contre 18 % toutes activités confondues. Des opérateurs et éditeurs du secteur, comme G7, Wiremind ou la SNCF, déploient néanmoins des usages concrets avec des résultats mesurés sur la logistique, la maintenance ou le service client, tandis que la consultation des représentants du personnel devient une condition de déploiement.

Le transport reste en retrait dans l’adoption de l’IA en France

Selon l’enquête TIC 2025 de l’Insee, menée auprès de 11 000 entreprises françaises de 10 salariés ou plus, 9 % des entreprises du secteur des transports déclarent utiliser au moins une technologie d’IA, un taux bien inférieur à celui de l’information-communication (59 %) et à la moyenne tous secteurs (18 %). Le baromètre France Num, portant sur les très petites et moyennes entreprises françaises, mesure un taux de 29 % dans le transport-logistique pour 2026. Les deux mesures portent sur des périmètres d’entreprises différents et ne peuvent pas être comparées terme à terme.

Nos fiches : Insee, Economie Matin

G7, une ETI du taxi, teste quatre usages d’IA sécurisés

La compagnie de taxis G7 s’appuie sur Premi3ns, l’offre de cloud qualifiée SecNumCloud de S3NS, coentreprise de Thales et Google Cloud, pour tester quatre usages d’IA : un assistant conversationnel interne, une carte de supervision de l’activité en temps réel, l’analyse de plus d’un million d’avis clients par an, et un agent vocal pour les chauffeurs, le plus avancé, dont le déploiement sur les tablettes embarquées est prévu fin 2026. Selon Cristian Partene, directeur de l’expérience client de G7, ce partenariat s’inscrit dans les 20 millions d’euros que l’entreprise consacre chaque année à son système d’information, ses outils numériques et sa cybersécurité. G7 indique anonymiser les données de mobilité en amont des analyses.

Nos fiches : L'Usine Digitale (1, 2)

Wiremind affiche des gains mesurés chez les opérateurs

L’éditeur français Wiremind, spécialisé dans le revenue management pour le transport de passagers, a levé 35 millions d’euros en octobre 2026 auprès d’IronWave, Bpifrance et Seaya Andromeda. Sa plateforme CAYZN, utilisée par plus de 20 opérateurs dans le monde dont SNCF, Trenitalia et Eurostar, a généré des hausses de revenus allant de 5 à 15 % en moyenne chez ses clients, et son chiffre d’affaires récurrent annuel a progressé de 80 % en 2025 par rapport à 2024. Le chiffre d’affaires de Wiremind lui-même a progressé de 67 %, avec plus de 80 clients dont 23 gagnés en 2025. Les fonds levés serviront notamment à intégrer des modèles de langage dans les outils décisionnels de l’entreprise.

Nos fiches : Bpifrance

La robotique en entrepôt affiche des résultats chiffrés

Les retours chiffrés en robotique concernent surtout de grandes entreprises, mais à des échelles transposables. La startup YK Robotics, fondée en Italie en 2020 et incubée à Barcelone, cible les PME industrielles et leurs intégrateurs : sur ses sept installations en production, elle revendique une réduction du temps d’intégration des cellules robotiques jusqu’à 80 % et un gain de productivité jusqu’à 20 %. Chez l’américain GXO, le robot humanoïde Digit d’Agility Robotics a cumulé plus de 65 000 heures de fonctionnement et traité 100 000 caisses avec environ 98 % de précision sur un site près d’Atlanta. Selon une enquête d’Intel auprès de 800 professionnels dans le monde, les deux tiers jugent cette adoption incontournable dans les cinq ans, mais 40 % seulement disposent déjà d’une stratégie.

Nos fiches : Emprendedores, Unite.AI, ZDNet France

Des PME comparables avancent aussi en Espagne et en Argentine

Selon un Eurobaromètre cité par Cadena de Suministro, 42 % des PME espagnoles utilisent déjà l’IA pour la logistique, la planification ou la gestion du personnel, contre 30 % en moyenne dans l’Union européenne. Selon l’étude Future Ready Business de Wolters Kluwer, un consultant espagnol cite le cas d’une PME de logistique ayant réduit son service client de trois personnes à une, le coût d’un projet d’automatisation étant passé de 30 000 euros à 5 000-10 000 euros grâce à l’IA. En Amérique latine, la PME argentine Persat IA annonce chez ses clients jusqu’à 35 % de réduction du temps de planification des tournées et 20 % de hausse des démarches commerciales par vendeur.

Nos fiches : Cadena de Suministro, El Ecosistema Startup, El Cronista

La consultation du CSE devient une condition du déploiement

En France, plusieurs décisions de justice imposent de consulter le comité social et économique avant de déployer un outil d’IA qui modifie le travail. À la RATP, le syndicat CFE-CGC a déposé le 30 septembre 2026 une alarme sociale reprochant à la direction un défaut d’information-consultation sur plusieurs projets d’IA déjà engagés. Chez GISI (Infopro Digital), une réorganisation confiant environ 70 % des tâches de huit secrétaires de rédaction à l’IA a été suspendue par la justice, les postes étant supprimés. Le tribunal judiciaire de Nanterre a par ailleurs assorti une suspension d’une astreinte de 1 000 euros par infraction constatée. Copilot 365, en revanche, a été jugé ne pas relever de cette obligation.

Nos fiches : ActuIA (1, 2), Solutions Numériques, La Revue du Digital

Les articles cités

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Réponse rédigée par un modèle d’IA (Claude, d’Anthropic) à partir des seuls articles de la veille : vérifiez les chiffres dans les sources. Les questions posées sont enregistrées ;en savoir plus.

Méthode

Texte rédigé le 20 octobre 2026 par un modèle d’IA (Claude Sonnet 5, d’Anthropic) à partir de 51 articles de la veille sur ce thème, publiés entre le 6 janvier 2026 et le 19 octobre 2026. Chaque paragraphe renvoie aux fiches sur lesquelles il s’appuie, et chaque nombre du texte a été retrouvé dans l’un de ces articles avant publication. Le texte est rédigé à nouveau chaque semaine.

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